Les réseaux d’eau potable et de traitement des eaux usées du Québec sont sous-financés de façon chronique et cette réalité a des conséquences directes sur la capacité des municipalités à autoriser de nouvelles constructions. Mandaté par le Groupe tactique sur les infrastructures en eau liées au logement, Aviseo a mené une étude approfondie pour mesurer l’ampleur du problème, identifier ses causes et proposer des solutions concrètes à tous les paliers de gouvernement.
La crise du logement au Québec a de nombreuses causes, mais l’une d’elles passe largement sous le radar : l’état des infrastructures municipales d’eau. En 2025, 43 municipalités ont dû imposer des moratoires sur la construction faute de capacité suffisante dans leurs réseaux. Résultat : plus de 36 000 logements n’ont pas pu être mis en chantier.
Ce n’est pas un problème marginal. C’est un frein structurel à la densification et au développement résidentiel, dans un contexte où la demande de logements n’a jamais été aussi forte.
Notre étude brosse un portrait détaillé de l’écart entre les investissements actuels et les besoins réels. Les municipalités québécoises investissent en moyenne 280 $ par habitant dans leurs infrastructures d’eau, alors que le niveau requis pour l’ensemble des besoins est estimé à 799 $.
À cela s’ajoute une consommation d’eau parmi les plus élevées du pays : le Québec se classe au deuxième rang des états fédérés au Canada pour la consommation par habitant, ce qui accentue la pression sur des réseaux déjà fragilisés.
Selon le Centre d’expertise et de recherche en infrastructures urbaines (CERIU), le coût de remplacement des seules infrastructures à risque élevé ou très élevé de défaillance est estimé à plus de 49 milliards de dollars en incluant les couches de voirie associées.
Notre étude identifie des leviers d’action à chacun des trois paliers de gouvernement :
Publié le 31 mars 2026, en pleine année électorale et au lendemain d’un budget du Québec qui n’a pas répondu aux attentes du secteur, ce rapport a immédiatement suscité une réaction politique et médiatique. La Presse, Radio-Canada et de nombreux médias régionaux ont relayé ses conclusions. Le sujet est désormais au cœur des discussions sur l’avenir des infrastructures québécoises.
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